Un exercice long est la possibilité d’intégrer à son bilan N les exercices de l’année N-1 dans la limite de 24 mois d’activité, on appelle aussi cela un rattrapage.
Un allongement ou une diminution de l’exercice comptable peut intervenir de manière exceptionnelle. En pratique, une telle modification se produira souvent dans 3 situations :

  • Le premier ou le dernier exercice comptable ;
  • Une restructuration de la société ;
  • Une harmonisation des dates de clôture au sein d’un groupe.

 

AVANTAGES

INCONVENIENTS

Si l’activité démarre doucement ou que vous réalisez des pertes au départ, l’allongement des mois permet de l’amortir, c’est toujours mieux de réaliser un bénéfice, aussi petit soit-il pour son premier bilan ;

1 bilan au lieu de 2 : un même devis.

Un premier exercice comptable long impacte la possibilité pour le dirigeant de se verser des dividendes si il existe du bénéfice, en effet, ces dividendes sont distribués après l’AG qui clôture l’exercice et décide ou pas le versement de dividendes lorsqu’il existe un bénéfice.

Ne permet pas d’afficher des résultats auprès d’une banque, compliqué donc d’obtenir des crédits

Il n’y a pas de limite au nombre de fois où il est possible d’allonger ou de raccourcir l’exercice comptable, mais un recours systématique est à éviter. Il faut prendre en considération plusieurs impacts à effectuer une modification de l’exercice comptable, tant au niveau fiscal que juridique.

A SAVOIR :  Concernant le  taux d’IS à 15 % jusqu’à 38 120 € de bénéfice, il n’y aura aucun impact positif ou négatif – que l’exercice soit sur 12, 8 ou 24 mois car le taux d’IS à 15 % est basé sur une assiette taxable de 38 120 € pour 12 mois, donc au prorata du nombre de mois si l’exercice est inférieur ou supérieur à 12 mois.

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Article rédigé par Joseph LLORENS et Alysé BEFFARA, sous la supervision de Thomas Naulier et Amandine Frapier.